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Apiafo - Limited

Apiafo - Limited

Le chanteur et guitariste togolais Peter Solo, natif d’AnĂ©ho-Glidji, berceau du peuple Guin et haut-lieu de la culture vaudou, a Ă©tĂ© Ă©duquĂ© dans ses valeurs respectueuses de l’homme et de son environnement. Avec son nouveau groupe Vaudou Game, il revendique et diffuse dĂ©sormais cet hĂ©ritage spirituel autant que musical.

Les chants sont au cƓur de la pratique vaudou, mais, depuis toujours, ne sont accompagnĂ©s d’aucun instrument harmonique. Pas de balafon ou de kora dans cette rĂ©gion et seules les peaux accompagnent les chanteurs. Peter dĂ©cide en 2012 d’explorer leurs registres et codifie avec un groupe lyonnais soudĂ© les deux gammes musicales qu’on retrouve dans tous les morceaux rituels ou profanes du vaudou togolais et bĂ©ninois.

Il composera ce premier album de Vaudou Game uniquement sur ces deux gammes.

La premiĂšre se prĂȘte au funk le plus rugueux et a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© utilisĂ©e, rarement, par les cousins bĂ©ninois de l’Orchestre Polyrythmo de Cotonou ou El Rego. Elle est l’ossature du disque et permet Ă  Peter d’inviter sur deux morceaux son oncle Roger Damawuzan, pionnier lui aussi du funk vaudou dans les annĂ©es 1970 et auteur de morceaux collectors rĂ©cemment rééditĂ©s. Leur collaboration sur le morceau ‘Pas contente’ est un des sommets d’un disque brĂ»lant d’un feu ‘pur analogique’ (l’album a Ă©tĂ© enregistrĂ©, mixĂ© et masterisĂ© sur bandes et jouĂ© avec des instruments d’époque), rappelant les travaux soniques actuels de l’écurie new-yorkaise Daptones.

L’autre gamme, jamais encore transposĂ©e pour instruments, Ă©voque des sentiments plus profonds et une ambiance plus sacrĂ©e, elle est utilisĂ©e dans les morceaux aux sonoritĂ©s plus blues. Elle ouvre l’album par la splendide invocation Ă  Ata, la divinitĂ© suprĂȘme, dieu sans forme et inconnaissable. Certains verront dans ces morceaux-lĂ  une proximitĂ© avec les gammes Ă©thiopiennes, mais, proches, elles ne sont pas identiques.

Peter a initiĂ© son groupe, dont il est le seul africain, aux valeurs universelles du vaudou de respect de la nature et des Ă©lĂ©ments, il leur a aussi appris sa langue et, sur ‘Apiafo’ et en concert, ils chantent et rĂ©pondent en langue Mina Ă  leur leader.

Cette attention Ă  l’authenticitĂ© du discours, le son et le jeu vintage de Vaudou Game ne se veulent en aucun cas passĂ©istes mais une affirmation contemporaine et fiĂšre de la culture musicale vaudou moderne, ce funk universel nĂ© dans les annĂ©es postcoloniales mais qui n’avait pas encore explorĂ© aussi profondĂ©ment ses racines immĂ©moriales.

Antoine RAJON

$7.80

Original : $26.00

-70%
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Description

Le chanteur et guitariste togolais Peter Solo, natif d’AnĂ©ho-Glidji, berceau du peuple Guin et haut-lieu de la culture vaudou, a Ă©tĂ© Ă©duquĂ© dans ses valeurs respectueuses de l’homme et de son environnement. Avec son nouveau groupe Vaudou Game, il revendique et diffuse dĂ©sormais cet hĂ©ritage spirituel autant que musical.

Les chants sont au cƓur de la pratique vaudou, mais, depuis toujours, ne sont accompagnĂ©s d’aucun instrument harmonique. Pas de balafon ou de kora dans cette rĂ©gion et seules les peaux accompagnent les chanteurs. Peter dĂ©cide en 2012 d’explorer leurs registres et codifie avec un groupe lyonnais soudĂ© les deux gammes musicales qu’on retrouve dans tous les morceaux rituels ou profanes du vaudou togolais et bĂ©ninois.

Il composera ce premier album de Vaudou Game uniquement sur ces deux gammes.

La premiĂšre se prĂȘte au funk le plus rugueux et a dĂ©jĂ  Ă©tĂ© utilisĂ©e, rarement, par les cousins bĂ©ninois de l’Orchestre Polyrythmo de Cotonou ou El Rego. Elle est l’ossature du disque et permet Ă  Peter d’inviter sur deux morceaux son oncle Roger Damawuzan, pionnier lui aussi du funk vaudou dans les annĂ©es 1970 et auteur de morceaux collectors rĂ©cemment rééditĂ©s. Leur collaboration sur le morceau ‘Pas contente’ est un des sommets d’un disque brĂ»lant d’un feu ‘pur analogique’ (l’album a Ă©tĂ© enregistrĂ©, mixĂ© et masterisĂ© sur bandes et jouĂ© avec des instruments d’époque), rappelant les travaux soniques actuels de l’écurie new-yorkaise Daptones.

L’autre gamme, jamais encore transposĂ©e pour instruments, Ă©voque des sentiments plus profonds et une ambiance plus sacrĂ©e, elle est utilisĂ©e dans les morceaux aux sonoritĂ©s plus blues. Elle ouvre l’album par la splendide invocation Ă  Ata, la divinitĂ© suprĂȘme, dieu sans forme et inconnaissable. Certains verront dans ces morceaux-lĂ  une proximitĂ© avec les gammes Ă©thiopiennes, mais, proches, elles ne sont pas identiques.

Peter a initiĂ© son groupe, dont il est le seul africain, aux valeurs universelles du vaudou de respect de la nature et des Ă©lĂ©ments, il leur a aussi appris sa langue et, sur ‘Apiafo’ et en concert, ils chantent et rĂ©pondent en langue Mina Ă  leur leader.

Cette attention Ă  l’authenticitĂ© du discours, le son et le jeu vintage de Vaudou Game ne se veulent en aucun cas passĂ©istes mais une affirmation contemporaine et fiĂšre de la culture musicale vaudou moderne, ce funk universel nĂ© dans les annĂ©es postcoloniales mais qui n’avait pas encore explorĂ© aussi profondĂ©ment ses racines immĂ©moriales.

Antoine RAJON