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Debt

Debt est le nouvel album de Harvey Sutherland qui traite du coût des affaires dans l'économie des mÚmes. Dans son premier LP depuis ses débuts en 2022 avec Boy, l'artiste australien réduit son répertoire disco fusionnel à dix morceaux funk essentiels de microhouse. Quelques années aprÚs le « funk névrotique » de Boy, l'album psychothérapeutique de Harvey, Debt est sa réponse directe aux pressions qui se manifestent à l'extérieur de soi. Mais à sa maniÚre, il reste le reflet des paysages musicaux de Harvey Sutherland, qui s'étendent entre le grain et les paillettes de la disco privée et les grilles sensuelles de Metro Area.

Le titre de l'album fait rĂ©fĂ©rence aux contorsions financiĂšres nĂ©cessaires pour lutter/survivre/prospĂ©rer en tant qu'artiste indĂ©pendant. Mais Debt s'entend mieux comme le registre de ce que nous devons, et Ă  qui, au cours d'une vie crĂ©ative. Quel est le retour sur investissement d'ĂȘtre un artiste, un fils, un ami, un partenaire, un pĂšre ? Avons-nous Ă©tĂ© Ă  la hauteur des investissements de nos proches ? Si cela semble transactionnel, il s'agit simplement de la lingua franca de notre culture extrĂȘmement numĂ©rique, un bazar d'escrocs oĂč Bob Dylan s'accorde sur Salt Bae et oĂč le discours de Wordsworth s'oppose Ă  celui de Rizzler.

Comme pour Boy, Harvey Sutherland ouvre Debt Ă  une Ă©quipe restreinte de collaborateurs : le duo de rap de Tampa (et les tĂȘtes de Jan Jelinek) They Hate Change, la Californienne Vicky Farewell, qui apparaĂźt sur le Lovers' Rock enfumĂ© de « Remember », et l'un des grands auteurs-compositeurs australiens, Julian Hamilton de The Presets. La distribution mondiale de l'album est le prolongement naturel d'une vie musicale enchantĂ©e qui a conduit Harvey Sutherland Ă  la cabine de DJ du Panorama Bar, sur la scĂšne de Glastonbury en tant que leader de groupe, en premiĂšre partie de Khruangbin et Hot Chip, et en tant que remixeur pour Disclosure, Cut Copy, Chromeo et bien d'autres. L'une des prĂ©occupations – ou plutĂŽt des angoisses – de Debt est que ces expĂ©riences sont prĂ©caires et peuvent facilement se perdre dans le dĂ©filement infini des productions mĂ©diocres de l'IA, qui est dĂ©jĂ  devenue une sorte d'imprĂ©sario musical, responsable de morceaux diffusĂ©s un milliard de fois et créés par des musiciens qui n'existent pas. Mais Debt n'a ni le temps ni l'espace pour se plaindre. C'est le mĂȘme jeu que depuis toujours : l'art ou rien.

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Debt—
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Description

Debt est le nouvel album de Harvey Sutherland qui traite du coût des affaires dans l'économie des mÚmes. Dans son premier LP depuis ses débuts en 2022 avec Boy, l'artiste australien réduit son répertoire disco fusionnel à dix morceaux funk essentiels de microhouse. Quelques années aprÚs le « funk névrotique » de Boy, l'album psychothérapeutique de Harvey, Debt est sa réponse directe aux pressions qui se manifestent à l'extérieur de soi. Mais à sa maniÚre, il reste le reflet des paysages musicaux de Harvey Sutherland, qui s'étendent entre le grain et les paillettes de la disco privée et les grilles sensuelles de Metro Area.

Le titre de l'album fait rĂ©fĂ©rence aux contorsions financiĂšres nĂ©cessaires pour lutter/survivre/prospĂ©rer en tant qu'artiste indĂ©pendant. Mais Debt s'entend mieux comme le registre de ce que nous devons, et Ă  qui, au cours d'une vie crĂ©ative. Quel est le retour sur investissement d'ĂȘtre un artiste, un fils, un ami, un partenaire, un pĂšre ? Avons-nous Ă©tĂ© Ă  la hauteur des investissements de nos proches ? Si cela semble transactionnel, il s'agit simplement de la lingua franca de notre culture extrĂȘmement numĂ©rique, un bazar d'escrocs oĂč Bob Dylan s'accorde sur Salt Bae et oĂč le discours de Wordsworth s'oppose Ă  celui de Rizzler.

Comme pour Boy, Harvey Sutherland ouvre Debt Ă  une Ă©quipe restreinte de collaborateurs : le duo de rap de Tampa (et les tĂȘtes de Jan Jelinek) They Hate Change, la Californienne Vicky Farewell, qui apparaĂźt sur le Lovers' Rock enfumĂ© de « Remember », et l'un des grands auteurs-compositeurs australiens, Julian Hamilton de The Presets. La distribution mondiale de l'album est le prolongement naturel d'une vie musicale enchantĂ©e qui a conduit Harvey Sutherland Ă  la cabine de DJ du Panorama Bar, sur la scĂšne de Glastonbury en tant que leader de groupe, en premiĂšre partie de Khruangbin et Hot Chip, et en tant que remixeur pour Disclosure, Cut Copy, Chromeo et bien d'autres. L'une des prĂ©occupations – ou plutĂŽt des angoisses – de Debt est que ces expĂ©riences sont prĂ©caires et peuvent facilement se perdre dans le dĂ©filement infini des productions mĂ©diocres de l'IA, qui est dĂ©jĂ  devenue une sorte d'imprĂ©sario musical, responsable de morceaux diffusĂ©s un milliard de fois et créés par des musiciens qui n'existent pas. Mais Debt n'a ni le temps ni l'espace pour se plaindre. C'est le mĂȘme jeu que depuis toujours : l'art ou rien.