🎉 Jusqu'Ă  70% de rĂ©duction sur une sĂ©lection d'articlesVoir les soldes
HomeBoutique

Flowers Too - CD

Flowers Too - CD

Que fait la pop aujourd’hui ? Elle nous remplit la tĂȘte, elle nous Ă©lĂšve parfois. Elle invente chichement, elle pille un peu, elle recopie beaucoup. Elle nous accompagne encore, elle nous martyrise aussi. Elle nous euphorise de temps en temps, elle nous rabaisse souvent. Mais ce qu’elle ne fait presque plus, c’est nous faire rĂȘver — vraiment rĂȘver, les yeux ouverts comme les yeux fermĂ©s.

C’est prĂ©cisĂ©ment lĂ  que revient Dorian Pimpernel.

Car s’il fallait voir leur premier album ALLOMBON comme l’ouverture d’un passage secret, ce deuxiĂšme disque « FLOWERS TOO » est autre chose : non plus la dĂ©couverte d’un monde, mais son exploration mĂ©thodique, son cartographiage fiĂ©vreux, son approfondissement jusqu’aux couches souterraines. LĂ  oĂč le psychĂ©dĂ©lisme contemporain semble au point mort, oĂč l’extase a perdu son effet, oĂč les grands espaces de l’imaginaire ont Ă©tĂ© lotis, balisĂ©s, rentabilisĂ©s, eux creusent encore. Et plus profondĂ©ment.

La pop Ă©sotĂ©rique — la plus noble, la plus dangereuse — ne se pratique plus en surface. Elle a dĂ©sertĂ© les grandes avenues pour se rĂ©fugier dans des laboratoires cachĂ©s, des arriĂšre-salles mentales, des sous-sols plus enfouis encore que ceux du garage, du punk ou du metal noir. C’est lĂ  que travaille, depuis des annĂ©es, la sociĂ©tĂ© secrĂšte Dorian Pimpernel, avec une obstination qui tient moins de la carriĂšre que du sacerdoce.

Leur premier album posait les bases d’un langage, d’un climat, d’un possible. Celui-ci en est la chambre intĂ©rieure.
Les cinq membres — ce batteur fascinĂ© par l’AntiquitĂ©, ce songwriter philosophe Ă  ses heures, ce cinĂ©aste-compositeur polymorphe, ce bassiste-archiviste possĂ©dĂ© par les disques, ce chanteur longtemps reclus avec sa guitare — n’ont pas changĂ© de nature. Mais leur musique, elle, a mutĂ©. Plus dense. Plus cohĂ©rente. Plus habitĂ©e.

Toujours en marge du schĂ©ma classique de “la bande de potes qui monte un groupe”, ils poursuivent leur Ă©trange projet : la moonshine pop, envers nocturne, lunatique, parfois vĂ©nĂ©neux de la sunshine pop californienne. Sauf qu’ici, le concept n’est plus une hypothĂšse esthĂ©tique — c’est un territoire. Johan ne parle plus d’esquisse, mais de monde. Un monde bĂąti brique aprĂšs brique, disque aprĂšs disque, oĂč chaque sonoritĂ©, chaque timbre, chaque intention a sa place comme dans une architecture secrĂšte.

Si le premier album ouvrait la porte, ce deuxiĂšme vous pousse Ă  l’intĂ©rieur — si loin que ce sont vos rĂȘves, et peut-ĂȘtre vos cauchemars, qui devront accueillir les crĂ©atures qui l’habitent.

À la maniĂšre des livres mi-littĂ©raires, mi-magiques de la Renaissance, ce disque fonctionne comme un systĂšme clos et pourtant infini. Chaque chanson y est Ă  la fois fragment et totalitĂ© : autonome, mais trouĂ©e, habitĂ©e par le sentiment vertigineux qu’il existe d’autres piĂšces, d’autres couloirs, juste Ă  cĂŽtĂ©. L’ensemble forme un labyrinthe dont on peut Ă©tudier le plan
 ou accepter de s’y perdre.

Car que l’on soit exĂ©gĂšte maniaque ou simple promeneur nocturne, une chose frappe d’abord : c’est de la pop.
De la grande mĂ©lodie. ImmĂ©diate, souple, lumineuse — mĂȘme quand elle parle depuis l’ombre. Si leur art relĂšve de l’ésotĂ©risme, c’est Ă  la maniĂšre d’Alice au pays des merveilles : en douceur, en couleurs, avec un sourire qui cache des abĂźmes.

Leurs influences sont toujours lĂ , mais digĂ©rĂ©es plus profondĂ©ment : le psychĂ©dĂ©lisme savant des annĂ©es 60, les ponts rĂȘvĂ©s entre Canterbury et DĂŒsseldorf, les musiques de film hantĂ©es, les synthĂ©tiseurs rares et les guitares anciennes qui peuplent leur studio-cabinet de curiositĂ©s. Sauf qu’ici, tout cela ne se cite plus — ça respire. Ça vit. Ça agit.

On pourrait parler d’hantologie Ă  la française, mais moins tournĂ©e vers la nostalgie que vers l’activation des fantĂŽmes. Comme s’ils parlaient une langue ancienne, oui — mais de maniĂšre Ă  ce qu’elle appartienne pleinement au monde nouveau, mĂȘme si ce monde ne sait pas encore qu’il en a besoin.

En surface, cette musique semble venue d’hier.
En profondeur, elle est strictement contemporaine : ambiguĂ«, miroitante, instable, vibrionnante. Mais aussi — et surtout — harmonieuse, immĂ©diate, dĂ©licieusement toxique, d’une beautĂ© presque suspecte.

La vraie surprise, c’est que ce deuxiĂšme album a dĂ©jĂ  la densitĂ© d’un disque de maturitĂ©. Dans ses thĂšmes — illusions perdues, chemins qui ne mĂšnent nulle part, mondes parallĂšles frĂŽlĂ©s sans ĂȘtre habitĂ©s — comme dans sa forme : non plus seulement une proposition, mais un manifeste pleinement rĂ©alisĂ©.

La machine Ă  rĂȘves est relancĂ©e.
Et cette fois, elle tourne sans mode d’emploi.

$3.90

Original : $13.00

-70%
Flowers Too - CD—

$13.00

$3.90
Image du produit 1

Description

Que fait la pop aujourd’hui ? Elle nous remplit la tĂȘte, elle nous Ă©lĂšve parfois. Elle invente chichement, elle pille un peu, elle recopie beaucoup. Elle nous accompagne encore, elle nous martyrise aussi. Elle nous euphorise de temps en temps, elle nous rabaisse souvent. Mais ce qu’elle ne fait presque plus, c’est nous faire rĂȘver — vraiment rĂȘver, les yeux ouverts comme les yeux fermĂ©s.

C’est prĂ©cisĂ©ment lĂ  que revient Dorian Pimpernel.

Car s’il fallait voir leur premier album ALLOMBON comme l’ouverture d’un passage secret, ce deuxiĂšme disque « FLOWERS TOO » est autre chose : non plus la dĂ©couverte d’un monde, mais son exploration mĂ©thodique, son cartographiage fiĂ©vreux, son approfondissement jusqu’aux couches souterraines. LĂ  oĂč le psychĂ©dĂ©lisme contemporain semble au point mort, oĂč l’extase a perdu son effet, oĂč les grands espaces de l’imaginaire ont Ă©tĂ© lotis, balisĂ©s, rentabilisĂ©s, eux creusent encore. Et plus profondĂ©ment.

La pop Ă©sotĂ©rique — la plus noble, la plus dangereuse — ne se pratique plus en surface. Elle a dĂ©sertĂ© les grandes avenues pour se rĂ©fugier dans des laboratoires cachĂ©s, des arriĂšre-salles mentales, des sous-sols plus enfouis encore que ceux du garage, du punk ou du metal noir. C’est lĂ  que travaille, depuis des annĂ©es, la sociĂ©tĂ© secrĂšte Dorian Pimpernel, avec une obstination qui tient moins de la carriĂšre que du sacerdoce.

Leur premier album posait les bases d’un langage, d’un climat, d’un possible. Celui-ci en est la chambre intĂ©rieure.
Les cinq membres — ce batteur fascinĂ© par l’AntiquitĂ©, ce songwriter philosophe Ă  ses heures, ce cinĂ©aste-compositeur polymorphe, ce bassiste-archiviste possĂ©dĂ© par les disques, ce chanteur longtemps reclus avec sa guitare — n’ont pas changĂ© de nature. Mais leur musique, elle, a mutĂ©. Plus dense. Plus cohĂ©rente. Plus habitĂ©e.

Toujours en marge du schĂ©ma classique de “la bande de potes qui monte un groupe”, ils poursuivent leur Ă©trange projet : la moonshine pop, envers nocturne, lunatique, parfois vĂ©nĂ©neux de la sunshine pop californienne. Sauf qu’ici, le concept n’est plus une hypothĂšse esthĂ©tique — c’est un territoire. Johan ne parle plus d’esquisse, mais de monde. Un monde bĂąti brique aprĂšs brique, disque aprĂšs disque, oĂč chaque sonoritĂ©, chaque timbre, chaque intention a sa place comme dans une architecture secrĂšte.

Si le premier album ouvrait la porte, ce deuxiĂšme vous pousse Ă  l’intĂ©rieur — si loin que ce sont vos rĂȘves, et peut-ĂȘtre vos cauchemars, qui devront accueillir les crĂ©atures qui l’habitent.

À la maniĂšre des livres mi-littĂ©raires, mi-magiques de la Renaissance, ce disque fonctionne comme un systĂšme clos et pourtant infini. Chaque chanson y est Ă  la fois fragment et totalitĂ© : autonome, mais trouĂ©e, habitĂ©e par le sentiment vertigineux qu’il existe d’autres piĂšces, d’autres couloirs, juste Ă  cĂŽtĂ©. L’ensemble forme un labyrinthe dont on peut Ă©tudier le plan
 ou accepter de s’y perdre.

Car que l’on soit exĂ©gĂšte maniaque ou simple promeneur nocturne, une chose frappe d’abord : c’est de la pop.
De la grande mĂ©lodie. ImmĂ©diate, souple, lumineuse — mĂȘme quand elle parle depuis l’ombre. Si leur art relĂšve de l’ésotĂ©risme, c’est Ă  la maniĂšre d’Alice au pays des merveilles : en douceur, en couleurs, avec un sourire qui cache des abĂźmes.

Leurs influences sont toujours lĂ , mais digĂ©rĂ©es plus profondĂ©ment : le psychĂ©dĂ©lisme savant des annĂ©es 60, les ponts rĂȘvĂ©s entre Canterbury et DĂŒsseldorf, les musiques de film hantĂ©es, les synthĂ©tiseurs rares et les guitares anciennes qui peuplent leur studio-cabinet de curiositĂ©s. Sauf qu’ici, tout cela ne se cite plus — ça respire. Ça vit. Ça agit.

On pourrait parler d’hantologie Ă  la française, mais moins tournĂ©e vers la nostalgie que vers l’activation des fantĂŽmes. Comme s’ils parlaient une langue ancienne, oui — mais de maniĂšre Ă  ce qu’elle appartienne pleinement au monde nouveau, mĂȘme si ce monde ne sait pas encore qu’il en a besoin.

En surface, cette musique semble venue d’hier.
En profondeur, elle est strictement contemporaine : ambiguĂ«, miroitante, instable, vibrionnante. Mais aussi — et surtout — harmonieuse, immĂ©diate, dĂ©licieusement toxique, d’une beautĂ© presque suspecte.

La vraie surprise, c’est que ce deuxiĂšme album a dĂ©jĂ  la densitĂ© d’un disque de maturitĂ©. Dans ses thĂšmes — illusions perdues, chemins qui ne mĂšnent nulle part, mondes parallĂšles frĂŽlĂ©s sans ĂȘtre habitĂ©s — comme dans sa forme : non plus seulement une proposition, mais un manifeste pleinement rĂ©alisĂ©.

La machine Ă  rĂȘves est relancĂ©e.
Et cette fois, elle tourne sans mode d’emploi.

Vous aimerez peut-ĂȘtre aussi

-70%
Miniature 1

Paradigm

$11.00

$3.30

-70%
Miniature 1

PACK GOLD ✹

$95.00

$28.50

-70%
Miniature 1

PACK BLEU 💙

$50.00

$15.00

-70%
Miniature 1

PACK ARC-EN-CIEL 🍭

$30.00

$9.00

-70%
Miniature 1

PACK ROUGE đŸŒč

$75.00

$22.50

-70%
Miniature 1Miniature 2

Six Million Miles From Nowhere

$30.00

$9.00

-70%
Miniature 1

Juniper Road

$25.00

$7.50

-70%
Miniature 1Miniature 2

...Here's Tom with the Weather - Limited

$30.00

$9.00

Miniature 1

La Comitiva

$27.00

-70%
Miniature 1Miniature 2

Live au Bataclan 2005 (Édition limitĂ©e)

$25.00

$7.50

-70%
Miniature 1Miniature 2

Live au Bataclan 2005

$25.00

$7.50

-70%
Miniature 1

Shadows Calling (Music From Hunt: Showdown)

$39.00

$11.70